Mon Ikigaï

Il se trouve que mon anniversaire est dans quelques jours et comme chaque année, cette date me fait réfléchir à ce que je souhaite voir venir pour les 12 mois à venir. C’est l’occasion pour moi de faire le point sur ce que j’ai réalisé, ou non. C’est un état que je ne retrouve pas forcément au nouvel an contrairement à d’autre. C’est réellement cette bougie supplémentaire qui me fait me remettre en question.

Cette année, 2020, est particulière. Le monde subit la présence du Coronavirus et nous oblige à rester chez nous, enfermé. Nous devons nous isoler les uns des autres, travailler à distance et on se retrouve avec plus de temps qu’il n’en faut. Ce sont les mesures présidentielles qui m’oblige à vivre mon anniversaire chez nous, en Ile-De-France, plutôt que dans le Sud, près de ma famille et près de mon père. Je suis née le même jour que lui. En 28 ans, je n’avais jamais loupé cette journée avec lui. On se dit qu’il nous fallait au moins ça pour nous séparer.

Je vais donc avoir 28 bougies sur mon gâteau cette année. J’ai passé la semaine à m’interroger sur ma situation et l’état de ma vie, le confinement aidant encore plus à cette remise en question.

J’ai réalisé de grandes choses cette année:
– Je me suis mariée, avec un homme formidable, que j’aime sincèrement et qui me soutient quoi que j’entreprenne. C’est mon meilleur ami et je sais que notre relation part sur de très bonnes bases pour durer dans le temps.
– Je suis devenue, avec mon mari, propriétaire de notre maison. Même si nous savons que ce n’est pas notre maison définitive car notre souhait est d’habiter dans le Sud de la France. Nous arrivons quand même à payer un bien immobilier pour notre propre patrimoine.
– J’ai signé mon premier CDI, après des années d’étude et de travail comme intermittente du spectacle, j’ai décroché mon premier contrat stable.

Enfin, je crois que je pourrais ajouter à cette liste le fait que j’ai trouvé mon Ikigaï.

L’Ikigaï en japonais signifie « Qui en vaut la peine « . C’est la recherche de ce qui nous fait réellement vibrer dans la vie afin de trouver une profession épanouissante.
L’Ikigaï se représente grâce à ce schéma:

L’Ikigaï est donc le croisement de plusieurs données à trouver, analyser, noter afin de trouver ce qui au fond de nous, nous rend heureux. C’est un travail pouvant prendre plusieurs années, car il nécessite un peu d’expérience de vie afin de pouvoir prendre du recul sur nos métiers, nos essaies, nos réussites et nos échecs; pour comprendre ce que l’on souhaite. Il s’agit aussi de faire le tri entre ce que l’on souhaite nous, tout au fond, ce que les autres nous dictent et ce que l’on croit désirer. C’est un travail à faire seul pour se rencontrer et trouver ce qui nous anime.

Et je crois que j’ai trouvé mon Ikigaï.

Il y a quelques mois, je me suis inscrite dans un groupe de développement personnel dont un sujet était l’Ikigaï et sa recherche. J’ai suivi ce cours et répondu en plusieurs temps aux questions. J’ai également lu le livre de Christie Vanbremeersch: Trouver son Ikigaï – Vivre de ce qui nous passionne.

Voici le chemin de réflexion que j’ai eu:

Ce que j’aime: mon couple, ma famille, les relations; organiser, ranger, ordonner, prévoir, anticiper; inviter, recevoir, photographier, immortaliser, créer, écrire, produire, la nature, le soleil, la lune, les cycles, la lumière, le développement personnel, les réflexions, remises en question, les méditations, le yoga.

Ce pour quoi je suis douée: la création artistique (photographie, écriture, graphisme…), l’organisation, la gestion, le rangement, la réception, la maison, le quotidien, être de bons conseils, être une bonne oreille, l’analyse, l’objectivité, la communication, lâcher prise, me connecter à la nature, méditer.

Ce dont le monde a besoin: la sensibilisation à l’écologie, le zéro-déchet, le végétarisme, l’arrêt de la sur-consommation, la liberté d’être soi-même.

Ce pour quoi je peux être rémunérer: la création artistique (photographie, graphisme, outil d’organisation…), l’enseignement, les conseils, les astuces sur l’organisation, transmettre, partager.

Suite à la rédaction de tous ces éléments, j’ai laissé passé plusieurs jours avant de les relire. Je voulais voir si avec un oeil plus frais, il allait y avoir des modifications: des retraits ou des ajouts, mais finalement, je n’ai rien touché, convaincu que mon instinct avait su bien me guider: j’ai réellement noté les choses qui me parlaient, à moi et uniquement moi.

Par rapport à tout ceci, l’exercice a été de noter mes idées et objectifs, tout ce qui pouvait me passer par la tête dans ce que je voulais entreprendre. En face de ces idées / objectifs, il m’a fallu noter ce que j’ai besoin de savoir, apprendre ou faire afin d’atteindre ce but.
Par exemple, j’ai noté l’objectif d’écrire un livre sur l’organisation et le rangement d’une maison, et en face: analyser mon domicile, tester, pratiquer l’écriture et développer, photographier les avant/après, essayer ma méthode chez mes proches.

En tout j’ai noté 7 objectifs de choses que j’ai envie de voir se réaliser dans ma vie. L’exercice suivant a été de classer ces objectifs par priorité, par urgence, car on ne peut tout avoir en même temps, donc il faut ordonner les buts. Ensuite, il fallait répondre à ces deux questions: Pourquoi veut-on atteindre cet objectif ? Et comment je me sentirais après l’avoir atteint ?
Le premier pour moi a été l’écologie, le zéro-déchet et j’ai noté:  » Pour être en adéquation avec mes valeurs, ce que je veux transmettre. Je serais plus sereine quant à mon impacts sur la planète « .
Et j’ai fait ainsi pour mes 7 objectifs. Cela m’a permis de réaliser combien je serais heureuse, sereine, fière de les réaliser, dans un avenir plus ou moins proche.

Puis il a fallu reprendre ces objectifs et répondre à trois nouvelles questions: quelle est la pensée limitante qui surgit face à cette étape ? Comment puis-je prouver que cette pensée est fausse ? Quelle est la nouvelle perspective ?
Par exemple, à mon idée de devenir professeur de yoga et de créer des méditations guidées, j’ai écrit: je ne suis pas souple, je retiens mal les enchaînements / Pratiquer tous les jours et faire des photos d’évolution / Pratiquer encore et encore !
Autre exemple, à ma volonté d’être végétarienne, plus écologique et de tendre au zéro-déchet, j’ai écrit: je vais être jugé, critiqué, on va se moquer, me taquiner / croire en mes valeurs pour me détacher du regard des autres / Je peux le faire et être plus sereine.

Après toutes ces réflexions, j’ai eu besoin de recouper tous les mots qui étaient beaucoup revenus lors de ces exercices, voici mon nuage:

Aider, se reconnecter, nature, planète, soin, valeurs, reconstruction, organisation, outil, révélation, bien-être, zen, douceur, réflexion, art, enseignement, communication, guider, conseils, pratiques, couple, comprendre, apprentissage, temps, découverte, soi, bonheur, fierté, sérénité, écologie, activité, manuelle, simplicité, accessibilité.

Tous ces mots m’ont percuté. Je les ai écrit de nombreuses fois en répondant aux questions des exercices, mais en pensant à mon expérience de vie: ils étaient tous là.

J’ai grandi à la campagne, dans une famille nombreuse, où les moments simples étaient courants et sont à présent mes meilleures souvenirs. La nature, le soleil, les cycles lunaires sont des choses que j’observe et qui me rende heureuse au quotidien, depuis le plus jeune âge.
Mon premier travail a été dans les champs. J’ai aussi essayé au bord de l’océan. J’ai fait de la vente, je n’aimais pas parler d’argent, mais j’aimais accompagner.
J’ai étudié le cinéma et j’ai travaillé à la télévision, pour apprendre un art visuel puissant, qui me colle à la peau avec la photographie. J’aime immortaliser des instants de vie et les transformer en souvenir.
J’ai aussi toujours fait du sport, en essayant différentes pratiques, j’ai failli passer un diplôme, mais c’était en fait un premier pas dans le fait de vouloir prendre soin de son propre corps, en faisant une activité physique. Mais aucune ne m’a plus marqué que le yoga.
J’ai fait une reconversion dans la petite enfance, pour me reconnecter à l’enfant, l’être le plus humain, insouciant et innocent possible, car j’avais besoin de retrouver des choses simples. Et ce que j’aime c’est transmettre et apprendre des choses aux enfants de la classe pour les aider à évoluer.
Enfin, sans rapport avec un emploi, je suis de nature organisée, maniaque, carré. J’aime ordonner, ranger, vivre uniquement chez moi, à mon rythme en me créant mes propres outils pour nous développer et nous épanouir. Par dessus tout, j’aime les contes de fée. J’aime la romance, l’amour, mon couple, la communication, la beauté d’une relation si fluide, si saine, si forte. Je suis amoureuse de notre relation, de la vie au quotidien. J’aime vivre dans une maison, chaque jour de la semaine, en partageant avec mes proches des choses simples.
Les voyages ont été peu présent au cours de ma vie, mais le plus beau, et le plus riche pour moi (et pour nous), restera notre voyage de noces, à Bali. Nous y avons vécu un mois fort de gentillesse, de valeurs simples, saines, épanouissantes que nous voudrions voir dans notre quotidien ici, en France.
Enfin, j’ai toujours eu des animaux, des chats, des tortues, des poissons et même si nous sommes limités dans notre maison actuelle, notre souhait est d’en adopter plusieurs dans une future habitation, plus adaptée.

Finalement, j’ai l’impression que toute ma vie, avec toutes ces expériences, ces emplois, ces moments, ces choix, ces rencontres m’ont amené ici, aujourd’hui, à regarder en arrière, afin de pouvoir dire où je veux aller.

J’ai trouvé mon Ikigaï. Le métier que je veux faire pour être épanouie, heureuse, sereine avec mes valeurs.

Je veux aider et guider les personnes à se rencontrer elles-mêmes, leurs valeurs afin d’être libre, heureux au quotidien, via l’apprentissage de techniques et de méthodes naturelles.

Je crois que le bonheur est dans les choses simples.
Je crois que le bonheur est en nous.

Je crois que je peux aider d’autres personnes à le comprendre, en les accompagnant et en les aidant à voir, par delà les étiquettes de la société, par delà leurs peurs et leurs craintes.

Je crois que tout le monde peut être heureux.
Je crois que je peux aider à voir.

Je vais avoir 28 ans dans quelques jours et j’ai trouvé ce que je veux faire quand je serais grande.

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2 Commentaires

  1. Laetitia
    7 mai 2020 / 7 h 46 min

    Super article belle Marie !
    J’aimerai tout comme toi réussir à dire que j’ai trouvé mon Ikigai. Je commence tout juste le développement personnel. Doucement mais sûrement 😊

    • Marie
      Auteur
      8 mai 2020 / 8 h 24 min

      Bonjour Laëtitia 😊 C’est un réel accomplissement (et soulagement), de l’avoir trouvé, mais il faut y aller à son rythme oui, pour bien se découvrir 😊🙏🏻

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