Réflexion d’automne

Ce soir, j’avais envie de pianoter sur mon clavier, pour parler d’un sujet qui me pèse depuis quelques semaines.

Bon alors clairement, notre été et notre rentrée a été plus que parfait. Entre le mariage, le voyage à Bali et le début de mon CDI, je ne pouvais pas rêver mieux ! Tout s’est parfaitement bien enchaîné pour nous et c’était une vraie chance, que l’on a bien savouré.

Ce que l’on n’a pas vu venir, c’est le « post-mariage », le « post-voyage-de-noces » et le « post-rentrée », enfin notre « post-été » en fait. Tout s’est enchaîné pour nous puisque le mariage s’est passé le 3 Août, notre départ en voyage le 4 Août, puis nous sommes revenus le 27 Août à Toulouse, pour rentrer chez nous le 30 Août, pour terminer (ou commencer), par la rentrée le 2 Septembre. Autant dire que nous n’avons pas eu de répit, et mine de rien, ça m’a procuré un stresse psychologique que j’ai sous-estimé.

Nous sommes le 09 Octobre, et je commence enfin à visualiser ce qui me tracasse. Suite au mariage, beaucoup de commentaires ont été de nous dire « la suite, ce sont les enfants ! ». Et effectivement, on ne s’en est pas caché, depuis le mariage, on arrête de faire attention, pour voir quand la nature voudra bien nous offrir ce cadeau. Sauf qu’on a ressenti une forme de pression de tous ces mots de la part de nos familles et amis.
Je voulais vraiment revenir de Bali enceinte, avoir ce présent de notre voyage de noces, et réussir ce qu’on attendait de moi. Au mois de septembre, j’ai eu des symptômes. Les signaux étaient clairs: nausées, fatigue, seins douloureux. Alors Jérémy m’a acheté un test de grossesse, et lorsque je l’ai fait: il était négatif. Mon premier sentiment ? Le soulagement. Oui, j’ai été soulagé de voir ce test négatif. J’ai eu une pointe de déception certes, mais ce n’était pas ce qui prédominait. Et du coup, j’ai été déçu de ma réaction ! Un cercle vicieux, mais qui m’a fait réfléchir. J’avais vraiment ce sentiment de pression de la part de notre entourage, puis j’ai analysé mes symptômes qui pouvaient s’expliquer autrement. Au retour de Bali, nous avons été un peu malade, ce qui fait que j’ai perdu beaucoup de poids, notre alimentation n’est pas équilibrée, et la fatigue de la reprise était là. Je pense que les conditions n’étaient vraiment pas réunies. Puis les symptômes sont revenus, mais le lendemain, j’ai eu mes règles. De vraies montagnes russes !

La vérité, c’est que je n’étais pas prête. Pas prête à convenir au cliché, pas prête à tout affronter en même temps, pas prête à m’ouvrir aux changements. J’ai aimé notre voyage et j’aimerais que l’on en refasse, j’ai aimé travailler à l’école et être en forme pour le faire, mais j’ai aussi des projets: refaire certaines pièces de la maison, cuisiner plus, faire du zéro déchet (…). Mais y a-t-il un bon moment pour cette aventure ? Nous sommes prêts, on le sait et c’est notre rêve, mais finalement, le fait de me dire qu’on concevra ce bébé dans notre maison, dans notre quotidien, n’est-ce pas la plus belle preuve d’amour ? Et je me dis que la nature fera son travail quand il sera temps. Même si clairement, c’est difficile de ne plus y penser, vous savez, cette phrase: « plus facile à dire qu’à faire », voilà, voilà…

Alors aujourd’hui, j’ai compris tout ce problème et ça m’a soulagé, rassuré, ça m’a psychologiquement débloqué. J’ai lu plusieurs articles sur le sujet, j’ai commencé à prendre ma température pour un suivi d’ovulation naturel, et j’ai commencé à prendre de l’acide folique (vitamine B9).

Une grande étape si je suis prête psychologiquement non ? A suivre…

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